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Liberté et Sécurité, le dilemme de l'EHPAD

Il n'est pas inhabituel que les habitants de Jugon-les-Lacs croisent des résidents de l'EHPAD, qui comme eux se promènent dans la cité.

En dépit de troubles cognitifs dont certains souffrent, ils marchent résolument vers une destination, avec une détermination qu'il est bien difficile de contrarier. C'est une évidence, les personnes âgées qui résident à l'EHPAD n'y sont pas enfermées.

Elles ne sont privées de leur liberté de se mouvoir, tout simplement parce que, quelle que soit l'amplitude de leur trouble cognitif, c'est encore leur droit fondamental, et parce qu'un EHPAD est une structure médico-sociale qui accompagne et prend soin des personnes qui lui sont confiées et que ce n'est pas une prison...

 

Tristement, la seule et vraie privation de liberté est liée au degré de dépendance de la personne âgée, quand son état ne lui permet plus du tout d'être mobile.

La liberté de bouger est vécue comme essentielle par les personnes âgées qui en arrivant à l'EHPAD doivent s'adapter à un nouvel environnement, se plier à une vie collective, changer toutes leurs habitudes et leur routine de vie. Les priver de cette liberté serait leur faire vivre leur entrée comme une sanction, une punition.

Heureusement, le bourg de Jugon-les-Lacs est petit et les habitants s'y connaissent encore.

L'EHPAD a su tirer profit de cette proximité. C'est tout d'abord le personnel qui, formé à la prise en charge de personnes atteintes de troubles cognitifs, et habitué à voir les résidents sortir, et part sereinement à leur recherche sans la panique et la précipitation qui risqueraient de les aliéner.

Ce sont aussi les habitants du village, dont certains qui les connaissent discutent avec ces promeneurs et les orientent doucement et gentiment vers les alentours de l'EHPAD. 

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